Nous le faisons en sélectionnant uniquement des projets forestiers ayant une valeur ajoutée pour l’environnement et nous aidons les propriétaires forestiers qui rencontrent des difficultés dans leur processus sylvicole (changement climatique, scolytes, chalarose du frêne…). Grâce à des mesures d’incitation, nous les guidons vers une gestion plus durable avec des solutions pour rendre la forêt plus pérenne.
Nos projets couvrent un large spectre de la sylviculture :
- Augmentation de la couverture forestière par la conversion de terres agricoles abandonnées en forêt
- Boisement de zones menacées par la sécheresse et la désertification
- Reboisement de zones gravement brûlées ou détruites par des catastrophes naturelles
- Reboisement de zones forestières affectées par des ravageurs
- Restauration de forêts indigènes
- Restauration de forêts naturelles après des activités industrielles
- Conservation du patrimoine par la restauration de paysages forestiers
- Structuration, enrichissement et diversification des forêts pour assurer leur survie à long terme
- Conservation et amélioration de zones forestières importantes
- Conservation des espèces menacées
Nous gérons les plantations localement, dans le respect des espèces indigènes et des usages locaux, et dans l’optique d’une biodiversité optimale. Elles font l’objet d’un suivi annuel pendant 5 ans.
En résumé, nous divisons les projets en quatre catégories :
Reboisement
Nous reboisons des zones ou des parcelles forestières ayant souffert de maladies ou de ravageurs. Le reboisement implique la plantation d’arbres de manière systématique et planifiée. Une sélection rigoureuse des essences, un espacement approprié et des activités d’entretien continu, telles que l’arrosage, le désherbage et la protection contre les parasites, sont essentiels à la réussite des projets de reboisement.
La création d’un projet de reboisement idéal pour un site spécifique nécessite de prendre en compte les conditions du sol (humide ou sec) ainsi que la pente du terrain. Le cadre de ce projet doit comprendre au moins trois essences, avec une dominance maximale de 70 % pour une seule espèce. Sur une période de cinq ans, l’objectif est d’observer une augmentation de la diversité des essences pour, à terme, ressembler à une forêt naturelle.
La gestion forestière – qui doit être menée pendant 30 ans – joue un rôle crucial dans l’atteinte de ces objectifs. Une approche gérée, impliquant une exposition accrue à la lumière, vise à favoriser au moins 20 espèces différentes. À l’inverse, une approche non gérée entraîne une réduction de la lumière disponible et un nombre d’espèces plus restreint. À long terme, il est utile de noter que la coupe rase de forêts diversifiées est très coûteuse et illogique.
Exemple de projet Go Forest : Cunewalde, Allemagne, en coopération avec A.S. Adventure et Tourism Germany : https://www.go-impact.be/en/projects/reforestation-in-germany
Projets de haies
La plantation ou le renforcement de haies diversifiées et d’arbres, principalement dans les régions agricoles, permet de fournir de la nourriture et des habitats à une multitude d’insectes, d’oiseaux, de chauves-souris et de petits mammifères. De manière générale, ce projet favorise l’ensemble des services écosystémiques, tels que décrits ci-dessous.
Principaux avantages / fonctions écologiques des haies :
- Habitat pour les oiseaux, les mammifères et les épiphytes.
- Amélioration de la biodiversité.
- Source de nourriture pour les ongulés, les rongeurs, les oiseaux et les insectes grâce aux baies produites par certaines espèces.
- Source de nectar pour les insectes (abeilles, coléoptères, etc.).
- Atténuation du changement climatique.
- Réduction de l’évaporation du sol et, par conséquent, évitement des émissions de CO₂.
- Apport de matière organique par la chute des feuilles, formant une litière qui se décomposera ensuite pour devenir de la matière organique.
- Espèces nourrices pour la régénération des arbres.
- Amélioration du paysage : une connexion tussen les plantations basses – les haies – et les arbres plus hauts – la forêt.
- Brise-vent.
- Création de corridors : il est important de relier différents habitats, d’éviter la dérive génétique des espèces de faune et de flore, et de permettre aux animaux de se déplacer d’un écosystème à l’autre.
Exemple de projet Go Forest : Duras, Belgique, en coopération avec de nombreux membres de Go Forest (https://www.go-impact.be/en/projects/reforestation-in-belgium)
Régénération naturelle assistée
La plantation et la Régénération Naturelle Assistée (RNA) doivent être des composantes complémentaires des plans de gestion standards. La RNA est une forme spécifique de gestion forestière qui permet de renouveler une forêt sur une longue période, en privilégiant la régénération naturelle progressive de la forêt et en préservant ainsi la biodiversité et la fonction de stockage du carbone du sol tout au long du processus.
La régénération naturelle est un facteur critique pour l’avenir de la forêt, car elle implique le développement d’une nouvelle forêt par le biais de semis naturels (régénération gamique), de rejets de souches ou de drageons (régénération agamique, multiplication végétative). C’est, en fait, le seul facteur qui garantit la vitalité continue de la forêt dans un processus naturel et dynamique.
Les principaux avantages de l’assistance à la régénération naturelle sont :
Taux de survie améliorés : Les jeunes plants issus de la régénération naturelle, qui croissent au même endroit tout au long de leur vie sans être transplantés, possèdent une meilleure capacité d’adaptation grâce au développement de racines pivotantes plus robustes.
Résilience accrue : Grâce à l’importante diversité génétique et à une meilleure adaptation aux conditions spécifiques du site des arbres régénérés naturellement, la forêt sera mieux équipée pour faire face aux aléas.
Écosystème renforcé : L’écosystème complexe se forme grâce à une riche diversité génétique et à la présence de champignons mycorhiziens, qui établissent des relations symbiotiques avec le système racinaire des arbres régénérés naturellement. Cela facilite une meilleure absorption de l’eau et des nutriments du sol et favorise le partage des ressources entre les arbres.
Approche durable renforcée : L’approche de régénération naturelle assistée favorise la croissance de la végétation se régénérant naturellement en permettant aux semenciers de prospérer dans ou à proximité de la zone de régénération.
La RNA fonctionne mieux dans les zones qui ne sont pas fortement dégradées mais qui sont entourées de vestiges forestiers et où les graines sont présentes dans le sol. De plus, certaines forêts nécessitent l’intégration de nouvelles essences pour leur permettre de s’adapter au changement climatique et de mieux faire face à des facteurs tels que les sécheresses et les maladies. Il est toutefois souvent possible de combiner la régénération naturelle avec l’enrichissement du peuplement par la plantation de diverses essences forestières.
L’approche RNA nécessite une bonne connaissance des espèces et du site, une main-d’œuvre qualifiée capable de travailler toute l’année, des arbres sains présentant de bonnes caractéristiques génétiques qui seront transmises à la génération future, ainsi que certaines opérations spécifiques pour assurer le succès des futurs arbres.
Pratiquement, nous pouvons utiliser cette approche après des incendies de forêt, après la chalarose du frêne… (et souvent en combinaison avec nos projets de plantation). Nous nous concentrons sur l’obtention d’un résultat de 1500 arbres par hectare sur un site de projet RNA. Selon les spécificités de chaque région, les travaux de RNA s’étalent sur des périodes de 1 à 5 ans.
La nature peut accomplir énormément, et il suffit parfois de lui donner un simple coup de pouce.
Exemple de projet Go Forest : Ellemelle, Belgique (https://www.go-impact.be/en/projects/reforestation-in-belgium)
Conservation
On pense souvent à la création de forêts supplémentaires, mais il est extrêmement important de maintenir nos forêts existantes en bonne santé, avec une diversité d’essences suffisante pour une bonne résilience.
On pense souvent à créer de nouvelles forêts, mais en raison de la taille de notre pays et du paysage morcelé, la Belgique ne dispose pas de vastes zones contiguës pouvant être converties en nouvelles forêts.
Dans le contexte climatique actuel et face au déclin de la biodiversité, il est primordial d’agir au sein des zones forestières existantes, afin de garantir leur pérennité et de maximiser leurs services écosystémiques. La conservation fait référence à la gestion durable et à la protection des forêts et des écosystèmes naturels existants.
Pratiquement, le plan d’action pour chaque hectare de forêt couvert par le projet de conservation comprend principalement :
- Documentation de la forêt : cartographie précise des parcelles, description de la sylviculture, inventaires botaniques et faunistiques, et mesures de la biodiversité et du carbone.
- Améliorations environnementales : entretien général de la zone, ouverture de puits de lumière pour favoriser une régénération naturelle diversifiée, travaux d’identification/sélection/protection de la régénération naturelle, plantation d’îlots de diversification ou de rajeunissement, et plantation de haies / lisières forestières étagées.
- Conservation de certains milieux et/ou espèces : désignation d’îlots de sénescence, désignation et protection d’arbres habitats, conservation/restauration de zones humides potentielles, création d’habitats par la plantation ou l’entretien (diversification/densification), et installation de nichoirs et de ruches.
- Relations avec les entreprises marraines : communication régulière sur l’avancement du projet conformément à l’accord.
Les travaux sont répartis sur des périodes de 1 à 5 ans.
Exemple de projet Go Forest : Gravenbos Humbeek, Belgique, en recherche de soutien (https://www.go-impact.be/en/projects/reforestation-in-belgium)
Prévention et restauration des incendies de forêt
Parfois, le feu est un élément important de l’écologie forestière : en tant que perturbation naturelle, il modifie les ressources, la disponibilité du substrat et l’environnement physique, créant ainsi une hétérogénéité environnementale et de l’espace pour la croissance. Cependant, dans le contexte de l’urgence climatique, nous sommes préoccupés par le nombre croissant d’incendies de forêt. L’augmentation de la sécheresse, les vagues de chaleur et l’abandon des zones rurales et forestières ont créé une abondance de combustible sec prêt à s’enflammer à la moindre étincelle : foudre, accident ou négligence humaine. Cela a conduit à des comportements de feu plus extrêmes qui se propagent de manière incontrôlée, rendant la gestion des incendies encore plus complexe. Ces méga-feux massifs se propagent pendant des jours, voire des semaines, provoquant l’émission de grandes quantités de CO₂ et des dommages environnementaux importants, affectant les économies locales et mettant parfois même des vies humaines en danger. La fréquence accrue et surtout l’intensité des incendies de forêt ces dernières années sont une conséquence directe de la vitesse à laquelle le changement climatique progresse.
Malheureusement, il n’existe pas de solution miracle pour les combattre, mais il existe des pratiques de gestion forestière pertinentes à appliquer, tant avant qu’après les incendies.
Le véritable défi consiste à prévenir l’apparition d’incendies de forêt de haute intensité en agissant sur la structure des peuplements et en évitant la création de « combustible échelle » (végétation vivante ou morte, ou une combinaison des deux, qui assure une continuité verticale et horizontale permettant au feu de surface de progresser vers la couche arbustive ou la canopée). Cela permet d’éviter qu’un feu de surface n’évolue en feu de cime ou en un incendie plus intense.
Nos mesures de prévention proactives visent à réduire le combustible pour maintenir l’incendie de forêt au niveau du sol et ainsi éviter une combustion intense et des incendies de grande envergure :
- Réduire la densité forestière par des éclaircies.
- Convertir les forêts denses et inflammables en forêts composées d’espèces résistantes et adaptées aux incendies.
- Créer des pare-feu.
- Utiliser le brûlage dirigé, car des feux de faible intensité aident la forêt à devenir plus résistante aux incendies de forte intensité par la suite.
- Éviter de travailler avec des engins mécaniques en forêt pendant la saison sèche.
- Améliorer les prévisions.
- Utiliser des capteurs d’alerte en forêt.
Les pays européens les plus touchés par les incendies de forêt sont jusqu’à présent le sud de la France, la Grèce, l’Italie, le Portugal et l’Espagne, mais une extension des zones propices aux incendies et des saisons de feux plus longues sont prévues dans la plupart des régions européennes, y compris en Belgique. Par conséquent, nous mettons en œuvre des mesures préventives dans tous les processus de gestion, en particulier là où le risque d’incendie est élevé.
Sur le plan réactif, nous restaurons et reboisons également les forêts brûlées pour les rendre plus résistantes et résilientes. Ces actions post-incendie sont largement liées à la taille et à l’intensité du feu, qui influencent la disponibilité des propagules (matériel végétal nécessaire à la reproduction des plantes).
Et enfin, les magnifiques forêts alluviales
Les forêts alluviales comprennent les arbres et les bois situés dans, au bord et à proximité des rivières, des ruisseaux et des lacs. Ce sont des zones boisées influencées par les processus fluviaux tels que le recyclage des nutriments, le stockage du carbone et la régulation du débit d’eau. En retour, ces forêts influencent la rivière et son habitat d’eau douce.
Les forêts alluviales sont les artères vertes d’un écosystème. Elles sont vitales pour la création et le maintien de rivières saines et constituent des zones biologiquement riches qui assurent le lien entre la terre et l’eau. Les rivières transportent les nutriments provenant des bois environnants, formant ainsi la base des chaînes alimentaires, tandis de nombreuses espèces dépendent des forêts riveraines pour leur habitat, leur nourriture et des étapes cruciales de leur cycle de vie, comme le frai. Il n’existe pas de largeur ou de structure définie pour une forêt alluviale, l’écosystème s’étendant à travers les vallées aussi loin que s’exerce l’influence des eaux souterraines, des crues et des taux d’humidité élevés. Bien qu’elles diffèrent d’un endroit à l’autre, elles font toujours partie intégrante de la santé des rivières, des terres et des populations.
À travers l’Écosse, les forêts indigènes sont soumises à diverses menaces telles que le boisement commercial, le surpâturage, la pollution et l’introduction d’espèces exotiques envahissantes. Les forêts alluviales n’échappent pas à cette tendance et sont souvent confrontées à des pressions uniques en raison de leur relation avec le cours d’eau.
C’est pourquoi nous agissons pour créer, restaurer et améliorer la qualité des forêts alluviales. Les actions courantes comprennent la plantation d’espèces indigènes appropriées, la pose de clôtures pour protéger la zone des herbivores et l’insertion de gros débris ligneux dans l’eau.
Exemple de projet Go Forest : East Rhiddorich, Écosse, en recherche de soutien (https://www.go-impact.be/en/projects/reforestation-in-the-united-kingdom)
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